samedi 3 décembre 2011

Archétype (7) - Le Soi

Avant d'étudier des archétypes "déclinés" ou "secondaires" (entendons nous bien, secondaires par leur apparition dans l'oeuvre de Jung car tout archétype est essentiel et indispensable au genre humain), je m'attaque enfin, au Roi, au coeur du coeur, "la somme et la quintescence de tous les archétypes", le Soi. Communément et simplement, on le rapproche fortement de l'âme (sous son acception jungienne), c'est à dire, l'ensemble du conscient et de l'inconscient de l'individu. C'est en "pratique" plus complexe que cela mais gardons cette représentation en tête. C'est un des concepts de Jung qui apparaît dans ces premières oeuvres (début 20ème) et se trouvera affiner et préciser jusqu'à la fin de sa vie...et pour cause, c'est un "concept limite".




Nature du Soi
Qui dit concept limite, dit impossibilité de le borner, cadrer, définir ("C'est un postulat transcendant, psychologiquement légitimé")...comme pour la plupart des éléments de l'inconscient, on ne peut parler que de ses manifestations à la conscience, pas de sa nature réelle. Si seulement ce principe était admis par tous, que d'inepties dues à des incompréhensions ne seraient plus écrites sur l'oeuvre de Jung.
"Le Soi doit être conçu comme une détermination individuelle sui generis".(sui generis est un terme latin -de son propre genre- qui désigne ce qui n'est comparable à rien d'autre et donc, ce qui, intrinsèquement, distingue l'individuel du collectif)

Le Soi et le Moi
Faisons simple : le Soi, comme union totale de la psyché, préexiste au Moi. Reprenons l'image que j'avais employée dans ce billet de la cire pour le Moi, dans laquelle l'empreinte de la conscience va prendre corps. Le Soi est à l'origine de cette cire qui, donc, en est issue. Il y a là un rapport étroit entre ces deux instances. Au départ, avant toute individuation, le Soi est donc totalement inconscient et le Moi est à son égard comme objet à sujet et l'on comprend alors pleinement la fameuse phrase "ce n'est pas moi qui me crée moi-même : j'adviens plutôt à moi-même". (voir cette approche personnelle )


Le Soi et l'individuation
Si l’éveil du Moi fait surgir le particulier de l’universel, le multiple de l’unité, le retour au Soi permet de réintégrer le particulier à l’universel, le multiple à l’Un. Au passage, on retrouve là un principe fort, le cycle du départ de la matrice originelle et de son retour (le dogme chrétien autour de la chute et la résurrection des âmes, la réconciliation de l'être et réintégration du genre humain de Saint Martin, etc).

On pourrait dire que le processus d'individuation est, au final, l'incarnation du Soi.

Le Soi et l'individu
Comme pour tout contenu archétypique inconscient, le Soi opère au sein de la psyché selon deux principes opposés, un salutaire et l'autre destructeur, les deux étant cependant "contributeurs" dans le processus d'individuation. L'un d'eux provoque l'éclatement, la différenciation de la conscience et de contenus inconscients (processus toujours douloureux), l'autre dépasse les contraires apparents (conscient / insconcient) pour les concilier au sein d'un symbole vivant pour l'individu (que l'on pourrait appeler le "sens").
Sur le chemin, l'individu a "la révélation d'un être préexistant au Moi qui était son créateur et son intégralité". Comment ne pas comprendre alors le caractère religieux de l'être qui se sent saisi par ce "transcendantal immanent" ?
Finalement, le centre de la personnalité "ne coïncidera plus avec le Moi, mais sera figuré par un point à mi-chemin entre le conscient et l'inconscient". "Le Moi individué se sent l'objet d'un sujet inconnu qui l'englobe".

L’homme doit se comporter à l’égard du Soi comme un serviteur, surtout pas comme un maître et encore moins un esclave. La voie de l’individuation ouvre les portes de la liberté vraie, après multiple embûches et déchirements internes, se dévoile un univers doté de sens où l'on accepte sereinement ce qui nous dépasse et nous fait.

La majorité des citations en italique provient des ouvrages "Les racines de la conscience" et "Dialectique entre le Moi et l'inconscient".


Sommaire "Archétype" (Cliquer pour y parvenir)

45 commentaires:

Anonyme a dit…

Tout ce dont tu parles est pour toi clair comme de l'eau de roche alors que pour moi c'est très compliqué.

Psyché

Jean Bissur a dit…

Psyché,

Merci pour cette franchise car cela m'aide...j'ai comme priorité sur mes billets d'être le plus accessible et clair possible.
Je me suis rendu compte en rédigeant que le sujet ici était particulièrement délicat et la frontière entre simplifié à simpliste (et donc dénaturant) très très mince...
Dis moi ce qui t'es le plus obscur ?

Jean

Anonyme a dit…

Excuse-moi, Jean, j'ai de la peine à me concentrer sur le sujet, parce que ton voisin Antiochus est particulièrement désagréable.

A une autre fois.
Psyché

Anonyme a dit…

Bonjour Jean, préfères-tu que je te vousoie ?

autant il est plus ou moins aisé de se représenter le moi l'inconscient et le conscient, autant il difficile de comprendre la fonction du Soi.

Psyché

Jean Bissur a dit…

Bonjour Psyché,

Le tutoiement me va très bien sur le blog.

Je reconnais que le Soi est un archétype particulièrement difficile à appréhender...j'ai voulu éviter certains clichés mais les imagos du Soi sont plus évocateurs : le Christ et le Bouddha par exemple ont été énormément étudiés par Jung. Le Soi cristallise la plus haute valeur de l'humanité, la réalisation individuelle d'un "plan" collectif de la nature...

Difficile d'approche mais passionnant, "Aïon" décrypte bien ces aspects.

Jean

Anonyme a dit…

Cela reste compliqué pour moi, quel rôle joue le Soi dans le processus d'individuation ?

Psyché

Jean Bissur a dit…

Une image : avant l'individuation, la personnalité a comme axe le Moi, après l'individuation, le nouveau et seul véritable axe devient le Soi. C'est le coeur de l'être et donc l'essence de son individuation.

Jean

Ariaga a dit…

Un plaisir de te lire et j'apprécie vraiment la manière dont tu as traité ce sujet qui me passionne depuis longtemps. Je n'ajouterai rien sur le fond mais comme, aujourd'hui, tu as parlé de poésie dans ton commentaire sur mon blog cela m'a fait penser à la manière dont le vieux Jung dans un ouvrage de sa vieillesse, "Un mythe moderne" se laisse, enfin, aller à son instinct poétique pour nous donner une magnifique description de sa quête du Soi :

"Tous tant que nous sommes, nous épions ce " miroir dépoli "sur lequel défilent les figures d'un mythe obscur, cherchant à en extraire l'invisible vérité. Tout ce que je puis dire c'est que regardant pour mon compte dans le dit miroir, l'oeil de mon esprit y a discerné une forme ; je l'ai appele Soi, tout en restant parfaitement conscient du fait qu'il s'agit là d'une image anthropomorphe ; nommée par cette expression, cette forme n'est pas pour autant expliquée. Certes, par ce terme de Soi, nous voulons désigner la totalité psychique. Mais nous ne savons, et ne saurions savoir, quelles sont les réalités qui se cimentent dans cette notions."
Merci encore pour ton travail qui sera utile à beaucoup, je l'espère

Jean Bissur a dit…

Merci infiniment pour cet encouragement Ariaga. Partager des choses qui, finalement, n'ont vocation qu'à être vécu singulièrement par chacun, n'est pas toujours aisé.

Cette parenthèse de Jung résume merveilleusement des choses complexes...elle me rappelle un peu la conclusion de "Ma Vie", ces rares moments où l'on sent le vieux sage se laissait aller.

Amitiés,
Jean

Ariaga a dit…

Un partage en cette fin de journée. Jung écrit dans une lettre de 1955 : "Je dirai ici que la résistance des profondeurs de l'âme cesse lorsque nous pouvons renoncer à être centrés sur le Moi, et que le Soi (conscience +inconscient) nous recueille dans sa plus vaste amplitude, où nous sommes alors "entiers" et, du fait de notre relative totalité, proches de la Totalité véritable, c'est à dire de la divinité."
Amitiés

Anonyme a dit…

Nous sommes entiers mais pas tout a fait puisque nous avons tellement besoin de l'autre.

Psyché

Jean Bissur a dit…

Ariaga,

Ta citation est exemplaire par sa fin...Jung a rarement aussi clairement exprimé cette pensée. Et dire que certains le considèrent encore comme athée.

Merci pour le partage,
Jean

Jean Bissur a dit…

Psyché,

Nous sommes potentiellement entiers, comme la graine renferme tout ce qu'il faut pour devenir arbre...mais toutes les graines ont elles les conditions pour pousser ?

Avant le développement (individuation), nous avons besoin de l'autre pour se réapproprier la part mystique (source des projections), une fois sur la route, nous reconnaissons en l'autre un fragment d'un unité à laquelle nous appartenons.

Jean

Phène a dit…

Bonjour Jean,
Il me semble abérrant de considérer le Soi comme un archétype; si tel était le cas, l'illusion serait alors bel et bien réelle... Amicalement

Jean Bissur a dit…

Bonjour Phène,

Je me permets de te remettre ce petit passage important de ce billet :
"comme pour la plupart des éléments de l'inconscient, on ne peut parler que de ses manifestations à la conscience, pas de sa nature réelle. Si seulement ce principe était admis par tous, que d'inepties dues à des incompréhensions ne seraient plus écrites sur l'oeuvre de Jung."

Amitiés,
Jean

Djemaa a dit…

Bonne fin de semaine et à un de ces jours sur un blog ! Pascal.

bonin a dit…

tes articles et leur teneur sont remarquables, concernant le soi ne penses tu pas que celui ci doit constituer une quête et qu' au fond, nos efforts d' approche ne sauraient être que de vaines tentatives car " le soi" constitue quelque peu un but ultime

Jean Bissur a dit…

Bonjour Bonin,

Merci pour ta gentille appréciation.

Je te rejoins, comme le dit un adage connu "ce n'est pas le but l'essentiel mais le cheminement pour l'atteindre".
Ce principe du Soi est délicat car s'il tisse le devenir de l'individu, comment estimer que le travail est achevé ? selon toute vraisemblance, il ne l'est jamais ...et n'a pas vocation à l'être.

Jean

Tempérance a dit…

Cet article est tout à fait passionnant, et je trouve ta démarche remarquable par le fait que malgré un sujet ardu tu parviens à le rendre accessible. Le Soi finalement est un peu comme Dieu ou du moins me fait penser à la définition qu'en donnait déjà Maître Eckart je crois : c'est à dire qu'on ne peut l'appréhender que par ses manifestations (comme Jésus était une manifestation du Divin) et non pas le circonscrire dans la totalité de son essence.
Bonne soirée à très bientôt, amicalement.

Jean Bissur a dit…

Bonjour Tempérance,

Tu décris avec beaucoup de justesse, notre rapport au Soi...l'imago Dei (Jésus en premier lieu) est en effet l'image archétypique du Soi, l'épiphanie comme disent les philosophes.
Savais tu que Jung a étudié de longues années Maître Eckart ?

Bonne journée,
Jean

Anonyme a dit…

Alors que penser des gens qui se détourne de toute image divine ?

Psyché

Jean Bissur a dit…

L'image divine est la plus haute valeur de l'individu mais elle n'a pas toujours de représentation religieuse (au sens populaire du terme)...ce peut être la promotion sociale, sa voiture, etc et évidemment cela peut enfermer l'individu plutôt que le "construire".
Et puis, entre nous, je suis convaincu que l'athée qui défend farouchement sa position ou le fervent croyant répondent au même appel.

Jean

Phène a dit…

Bonjour Jean,

Ainsi, tu insinues que la conscience et la conscience objective sont de nature différente ? Cela ne fait que confirmer la réalité archétypale du Soi... Amitiés

Jean Bissur a dit…

Bonjour Phène,

C'est effectivement ce que j'ai écrit.

Jean

kelilan a dit…

Je fais partager ici une très bonne analyse d'un philosophe Amérindien sur la complémentarité des opposés ( Jung y est cité ):

http://www.alterinfos.org/spip.php?article5312

Jean Bissur a dit…

Bonjour Kelilan,

Merci pour ce partage; j'ai parcouru en diagonale le texte (j'y reviendrai surement) qui est riche et intéressant; je lui reproche un peu de partialité dans l'analyse car si je suis d'accord sur son approche de l'occident, il ne nous présente que le versant négatif des choses et comme il le démontre formidablement, nous avons tout à gagner à puiser dans la source de chaque culture.

Amicalement,
Jean

Tempérance a dit…

Eh bien non, j'ignorais que Jung avait autant étudié Maître Eckhart, mais je n'en suis pas étonnée ! Merci pour cette précision et ta réponse.

À bientôt !

Phène a dit…

Bonjour Jean,
Alors, tu es dans l'erreur !... Amicalement

Jean Bissur a dit…

Bonsoir Phène,

Je ne détiens aucune vérité et ne l'ai d'ailleurs jamais revendiqué...je vulgarise la pensée de Jung.

Tu as le droit de dire qu'il est dans l'erreur, et moi de penser le contraire.

Jean

Anonyme a dit…

La possession par un archétype n'est-elle pas ce qui se produit lorsqu'une personne, par exemple, s'identifie à cet archétype ? Dans ce cas, cette personne ne peut avoir conscience de la nature archétypique de l'archétype puisqu'elle est possédée par l'archétype, puisqu'elle est identifiée à lui. Elle ne dispose plus de la petite distance nécessaire pour faire la distinction entre elle et l'archétype, entre elle et le Soi, par exemple. La limite est sans doute parfois mince entre l'identification abusive et la proximité enrichissante avec l'archétype.

Amicalement,
Amezeg

Jean Bissur a dit…

Bonsoir Amezeg,

Tu as raison de souligner ce phénomène de "possession" psychique...qui est l'opposé parfait de la différenciation, produit de l'individuation.
Dans le cas d'un archétype, la psychose est irréversible tant l'enjeu "énergétique" est élevé...le fameux cas de malades se prenant pour Jésus est probablement une invasion du Soi sur un Moi trop "instable"..car je crois que la ligne est définie par cette stabilité du Moi, qui le rend perméable aux archétypes sans risque de débordement.

Jean

Anonyme a dit…

En effet , Jean, l'état et la disposition du moi sont certainement ce qui conditionne la nature de l'échange avec l'archétype et tu soulignes avec raison que la possession est à l'opposé de l'individuation. Je me dis qu'il existe peut-être des états de possession moins entiers, moins dramatiques, pas irréversibles. États dans lesquels on ne fait que fleurter constamment avec l'identification, en se maintenant dans une sorte de statu quo entre conscience et inconscience de la nature de l'archétype. Avec l'avantage de se sentir porté de façon numineuse par l'archétype sans être totalement emporté par lui, la conscience du moi n'étant que partiellement occultée sur le point précisément de la reconnaissance de l'archétype pour ce qu'il est : un archétype (auquel il ne faut pas s'identifier)...?

Amezeg

Anonyme a dit…

Merci de lire "flirter" au lieu de "fleurter" dans mon précédent commentaire. Il est bon de le dire avec des fleurs, mais l'usage veut flirter, en franglais...:-)

Jean Bissur a dit…

Tes propos me font immédiatement pensé aux expériences mystiques...elles sont une communion intime avec l'archétype et nourrissent le déploiement du Moi, son enrichissement.

Me reviennent à l'esprit les mots de Jung (je le cite de mémoire donc approximativement) qui précisait que le mystique et le psychotique répondait au même processus archétypal, la distinction s'opérant juste sur la capacité du Moi à "réceptionner" l'expérience. De là d'ailleurs qu'il puisait ce respect et ce regard si particulier sur des malades que la majorité rangeaient dans le lot des "pauvres fous".

Jean

Anonyme a dit…

A tous ceux qui ont une mauvaise estime de soi, aux abandonniques de tous bords et aux mal aimés, finalement Ravel ce n'est pas si mal…

Bonne journée tempêtueuse

Psy

Ariaga a dit…

Certains commentaires, et les réponses, sur cette note, sont vraiment passionnants. Merci à tous.

Anonyme a dit…

Oui, les expériences mystiques se produisent sans doute lorsqu'on entre dans une relation étroite avec un archétype ; avec un "dieu", en somme. Celui-ci va-t-il posséder plus ou moins la conscience, dans le pire des cas l'engloutir, la faire disparaître à jamais (psychose), ou va-t-il l'enrichir ? Je crois que cela dépend, en effet, de la solidité ET de la souplesse du moi conscient face à l'élargissement proposé par cette rencontre avec l'archétype. La personne qui, par exemple, était très enfermée dans la rationalité (raison) sautera peut-être à pieds-joints dans l'irrationnel (foi mystique), brûlant ce qu'elle avait adoré et adorant ce qu'elle avait brûlé, tant la découverte l'a bouleversée et parce que la souplesse de son moi conscient n'est pas suffisante pour envisager simultanément et concilier les deux aspects. Sans bien se rendre compte qu'elle est passée d'une exclusion à une autre. Elle n'a pas perdu la raison, mais elle affirme que la raison et la foi véritable s'opposent totalement parce que la raison fut longtemps, pour elle, l'obstacle à sa découverte de ce qui n'était pas entièrement circonscrit dans le cercle de la raison étroite.

Amezeg

Jean Bissur a dit…

Exemple très pertinent...c'est dans cet enjeu que l'on mesure combien atteindre la réconciliation est un art (au sens de l' Art royal) autant qu'une épreuve.

Jean

Anonyme a dit…

Autant il est déraisonnable d'être que cartésien autant il est dangereux pour soi et ses patients de sombrer dans l'irrationnel donc le paranormal

à bon entendeur

psypsy

Jean Bissur a dit…

Psyché,

C'est précisément ce que nous évoquons avec Amezeg au dessus...de plus, ce n'est jamais volontairement que l'on "chute" dans l'irrationnel.

Jean

Anonyme a dit…

par irrationnel j'entends l'isotérisme

Psyché

Totem a dit…

Vous devriez lire, à moins que ce soit déjà fait " psychologie du Yoga de la kundalini" de Jung, en 1932, il a donné des conférences sur cette discipline à Zurich. La kundalini (nom indou) ou anima selon Jung permet le développement de la conscience supérieure mais cela va plus loin, elle donne naissance à l'être intérieur en reléguant l'égo au second plan. Ce sujet est très actuel.

Totem

Jean Bissur a dit…

Bonjour Totem,

Je suivrai ce conseil sous peu. J'avoue ne m'être pas encore sérieusement penché sur l'approche "orientaliste" de Jung...

Il me semble que le processus naturel ne pousse pas au second plan l'ego (qui demeure un élément vital et fondateur de l'être) mais le remet à sa juste place...qui est en effet subordonné au Soi.

Jean

Totem a dit…

Vous avez raison Jean, je me suis mal exprimée, l'égo est subordonné au soi, mais il est aussi complice avec lui, il y a une sorte de dialogue entre les deux où l'égo fait le travail qui lui est imparti sous les conseils du soi.

Frederick Guyton a dit…

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