dimanche 21 juin 2015

L'art de l'erreur...


« Nous devons vivre notre expérience. Nous devons commettre des erreurs. Nous devons vivre jusqu’au bout notre vision de la vie. Et il y aura l’erreur. Si vous évitez l’erreur, vous ne vivez pas ! On peut même dire, en un certain sens, que toute vie est une erreur, car personne n’a trouvé la vérité. Quand nous vivons ainsi, nous connaissons le Christ comme un frère, et Dieu devient réellement un homme. Cela semble un terrible blasphème, mais ce ne l’est pas. Car ce n’est qu’à ce moment là que nous comprenons le Christ comme il voudrait être compris : comme un de nos semblables. Alors seulement, Dieu devient homme en nous-mêmes. Cela semble être de la religion, mais ce ne l’est pas. Je parle en tant que philosophe. Les gens m’appellent parfois un chef religieux. Je ne le suis pas. Je n’ai pas de message, pas de mission ; j’essaie seulement de comprendre. Si nous sommes des philosophes dans le sens ancien du mot, nous sommes des amoureux de la sagesse. Cela évite la compagnie parfois contestable de ceux qui offrent une religion. Et ainsi, la dernière chose que je voudrais dire à chacun d’entre vous, mes amis, est la suivante : réalisez votre vie aussi bien que vous le pouvez, même si elle est fondée sur l’erreur, car la vie doit être détruite, et on arrive souvent à la vérité par l’erreur. Alors, comme le Christ, vous aurez réalisé votre expérience. Donc, soyez humains, cherchez la compréhension, cherchez le discernement et créez votre hypothèse, votre philosophie de la vie. Quand nous reconnaissons l’Esprit vivant dans l’inconscient de chaque individu, nous devenons des frères du Christ. »
Carl jung

lundi 15 juin 2015

Première traduction française de Erich NEUMANN

Voici une nouvelle d'un poids certain dans le monde jungien, l'éditeur IMAGO / La compagnie du livre rouge, vient de publier la traduction de cette œuvre majeure, préfacée par Jung.
 
Neumann fut un collaborateur et élève important On lui doit notamment la notion de "centroversion" (cette phase psychique où l'individu est poussé à un travail de considération intérieure) et une réflexion approfondie sur la "Grande Mère" archétypique.