samedi 7 janvier 2012

Synchronicité (1) - Premières approches

Ourobouros
Après avoir approché les fonctions psychologiques (notre boussole intime, voir ici), dressé un synoptique général de l'appareil psychique selon Jung (voir ici), effleuré la notion d'archétype et ses grands "représentants" (voir ici), il me semble que l'on dispose du matériel de base nécessaire pour saisir la profondeur et envisager les implications de la psychologie de Jung...et surtout, l'on peut enfin parler de la synchronicité, en dépassant un peu l'image populaire de "coïncidence avec sens".

Ce thème m'est particulièrement cher car, non seulement il incarne la source de mes questionnements métaphysiques de mes jeunes années, mais il est au coeur d'un projet de réflexion de longue haleine et je ferai partager au fil du temps les quelques produits de mes cogitations aux lecteurs de ce blog.

Qu'est ce que la synchronicité ?
Si je devais trouver des synonymes à ce terme curieux, je citerais : Hasard singulier et révélation personnelle. Communément, comme je l'évoquais en introduction, on parle de coïncidence "sémantique". Pour faire bref, c'est la rencontre par la création du sens pour celui qui la vit, d'un phénomène interne (subjectif) et d'un phénomène externe (objectif). 
On distingue trois cas de phénomènes synchronistiques :
     1 - Simultanéité des évènements, dans le champs de perception
Je pense subitement à un chat, je rencontre mon ancien collègue Lechat devant un restaurant "au chat d'or".
    2 - Coïncidence des évènements, en dehors du champs de perception
Swedenborg, alors qu'il se trouvait à 300km de Stockholm, eut soudainement une vision d'incendie de cette ville et apprit que plus tard la réalité de l'évènement au même moment que sa vision.
    3- Coïncidence d'un état psychique avec un évènement futur
Jung cite une patiente qui vit un essaim d'oiseaux s'abattre sur sa maison peu avant la mort subite de son mari alors qu'un fait analogue s'était produit lors du décès de ses parents.

A noter, chose remarquable par sa conséquence théorique, que dans  les deux derniers cas, les évènements ont été anticipés sur leur vérification objective.

Implication de l'existence de la sycnhronicité
  • Le principe philosophique de causalité (un phénomène engendre une cause) est dépassé !
 Jung et Pauli (éminent scientifique, un des découvreurs de la physique quantique, de l'infiniment petit, qui ne répond plus aux lois de la physique "macroscopique") ont étroitement collaboré autour de cette notion, d'où a surgi le principe d'acausalité; aucune cause "lisible" ne lie deux évènements.
De nos jours, il existe des phénomènes physique dont on ne trouve pas de lien causal direct (désintégration atomique, lueur fossile, pendule de Foucault, etc)...diverses hypothèses scientifiques émergent (non localité, causalité "invisible, etc) et je constate que la tentative de Jung retrouve force et vigueur, même auprès d'un public qui l'a raillé allègrement il y a encore dix ans. Bien malheureusement, sans doute en grande partie à cause de son aura de "magie" (qui se dissipe dès la prise de connaissance du sujet), la synchronicité ne donne pas lieu à de véritables travaux de recherches ou de mise en oeuvre épistémologique...quel sentiment de gâchis que de voir une porte entrebâillée jamais ouverte, un horizon nouveau jamais parcouru, mais voici déjà un autre débat...
  • Si deux mondes se rejoignent dans la synchronicité, c'est qu'il existe un ordre supérieur liant les deux : l'Unus Mundus.
Nous entrons là dans une théorie délicate que je traiterai indépendamment dans un futur billet. Retenons cette phrase :
"Comme psyché et matière sont contenues dans un seul et même monde, qu’elles sont en outre en contact continuel l’une avec l’autre …, il n’est pas seulement possible, mais, dans une certaine mesure vraisemblable, que matière et psyché soient deux aspects différents d’une seule et même chose. Les phénomènes de synchronicité indiquent, me semble-t-il, une telle direction, puisque, sans lien causal, le non-psychique peut se comporter comme le psychique, et vice versa" Les racines de la conscience - Jung

Unus Mundus

Processus en jeu dans la synchronicité
Je vais tenter de faire au plus simple. Considérons acquises les notions évoquées plus haut, l'inconscient collectif, objectif, transpersonnel, non soumis à la loi spacio-temporel participe au déroulement du phénomène par l'intercession des archétypes. C'est l'activation d'un archétype qui va déclencher l'évènement extérieur signifiant (Les attributs de psychoïde et de transgressivité des archétypes en sont à l'origine mais nous y reviendrons dans un billet d'approfondissement).
Bien entendu, la volonté ne peut rien car l'enjeu se situe dans les couches profondes de l'inconscient...c'est lorsque l'énergie abandonne la conscience et rejoint l'inconscient que l'archétype est activé. Sur un plan individuel, cette condition coïncide presque systématiquement à une période de trouble profond du sujet, et la synchronicité va alors ouvrir la porte à la transformation par le dégagement du sens.

« Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d'un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un 'hasard' signifiant et créateur. » Jung

Mise en garde
Le lecteur aura facilement compris pourquoi les procès en sorcellerie et l'anathème du corps scientifique bien pensant (heureusement pas de tous les scientifiques) accompagnent de fait la théorie de la synchronicité. Aussi, je mets en avant l'avertissement de Von Franz :
« Il existe des chaînes de causalité qui nous semblent n'avoir aucun sens (comme les machines de Tyngueli), et il existe aussi des coïncidences aléatoires qui n'ont aucun sens. Il faut donc se garder - Jung y a insisté - de voir des coïncidences significatives là où il n'y en a pas réellement. »

L'apophénie (la recherche de sens en tout et n'importe quand) a un pouvoir de nuisance aussi  épais que le scientisme borné, sur le plan collectif comme sur le plan individuel.

Il nous reste maintenant à approcher une multitude de thèmes passionnants gravitant autour de la synchronicité...espérons que vous trouviez ce voyage aussi passionnant que moi.

Synchronicité (2) - Premiers approfondissements

23 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour cet article, j'attends le suite avec impatience :)
j'ai vécu une période riche en synchronicité il y a quelques temps. Je me suis posé énormément a ce sujet et j'ai basculé a un moment dans le "mettre du sens dans tous et n'importe quoi". Aujourd'hui il m'est encore difficile de savoir, si c'est essayer de mettre du sens partout qui a "alimenté" ma perception du monde en synchronicités, ou si c'est l'apparition de synchronicités qui à modifié ma perception du monde. Je pense que les deux sont intiment liés. Toujours est-il que je te suis complétement dans ta mise en garde contre l'apophénie (joli mot que je ne connaissait pas, merci :)), l'important, plus que de mettre du sens, c'est d'être soi, d'être sens et de rester centré, ancré en soi(en la paix en soi) et ne pas trop s'attacher aux synchronicités,ni les chercher, simplement les noter, puis les lâcher.
a propos de synchronicité :), justement hier je consultait un article sur Jung et Pauli :) : http://www.inrees.com/articles/Synchronicite-inconscient-collectif-Physique-quantique/.
Je profite de mon passage pour te présenter mes meilleurs vœux pour cette année 2012.
Virginie

Jean Bissur a dit…

Bonjour Virginie,

Merci pour tes voeux (que je te présente également) et ton témoignage.

Il est vrai qu'une synchronicité s'accompagne toujours d'un fort émoi (je ne l'ai pas précisé sur le billet) car la création du sens est comme une révélation...cet émoi est utile pour franchir des barrières (celles qui bloquent la fameuse transformation) mais, comme tu le dis, doit être vécu puis "relâché"....

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

En fait la Terre contient des océans qui sont plus vastes qu'elle.

Psyché

nicole a dit…

Je suis bien heureuse;o) que tu explores le sujet, et t,accompagne avec intérêt. Ce premier extrait m'éclaire déjà beaucoup;
Jean écrit:
Bien entendu, la volonté ne peut rien car l'enjeu se situe dans les couches profondes de l'inconscient...c'est lorsque l'énergie abandonne la conscience et rejoint l'inconscient que l'archétype est activé. Sur un plan individuel, cette condition coïncide presque systématiquement à une période de trouble profond du sujet, et la synchronicité va alors ouvrir la porte à la transformation par le dégagement du sens.
amicalement nicole m

Jean Bissur a dit…

Bonjour Nicole,

Je me doutais bien que ce passage te "parlerait"...d'ailleurs, j'ai eu une pensée vers toi en la rédigeant.

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

bonjour jean, ton texte est d' une grande pertinence et clairvoyance, il me renvoie à la lecture de michel cazenave qui détaille la nécessité et le hasard synchronique pour lui d' être entré en communion avec jung dans son ouuvrage " à la rencontre de... jung" que tu connais certainement,
bien à toi et félicitations renouvelées pour ton effort de rendre cela compréhensible à tous.

Jean Bissur a dit…

Bonjour (Amezeg?),

Merci pour tes encouragements.

Ce dernier livre de Cazenave, je prépare une petite fiche ici-même sous peu...un vrai régal au demeurant.

Amicalement,
Jean

Anonyme a dit…

Les synchronicités sont le langage de l'inconscient.

Psyché

Anonyme a dit…

Bonjour Jean,

Eh non ! cette fois ce n'était pas moi le(la) distrait(e) qui a oublié de signer... :-)

Je ne connais d'ailleurs pas cet ouvrage de M.Cazenave. Ce qui ne m'empêche pas de te dire que j'ai bien goûté ce premier article sur le sujet et que je lirai avec plaisir et intérêt ceux qui lui feront suite.

Amezeg

Ariaga a dit…

Retrouvant un monde où existent les ordinateurs, je viens lire ton article que je trouve excellent. Je dirais même que j'aimerais l'avoir écrit. Je reviendrai pour commenter pus en profondeur mais j'en profite pour te souhaiter une très bonne année 2012 sous le signe de Jung et d'une collaboration fructueuse entre nos deux blog.Amitiés.

Jean Bissur a dit…

Bonsoir Amezeg,

Et bien, le mystère s'épaissit...

Merci pour ton partage,
Jean

Jean Bissur a dit…

Bonsoir Ariaga,

Ravi de te revoir ici et merci pour ce compliment qui me touche, venant d'une "référence jungienne" en blog.

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

Une synchronicité parmi d'autres c'est lorsque l'on utilise en parlant à une personne au lieu des mots attendus dans une formule de politesse des mots qui ne semblent pas flatteurs mais qui auront une résonance dans l'inconscient de l'autre sans que ni l'un ni l'autre le sache. C'est ce qui fait dire à cette personne je suismaladroite.

Psyché

Jean Bissur a dit…

Bonjour Psyché,

Ton exemple n'est pas, dans la grande majorité des cas, une synchronicité.
Peut être pourrait on parler d'empathie extrême ou de connexion entre deux psychés, comme dans le cas d'un transfert, et encore.

Jean

Anonyme a dit…

Salut Jean

oui tes explications trop rares seraient de bon aloi dans ce labyrinthe que sont les inconscients.

Psyché

Jean Bissur a dit…

Psyché,

Mes billets sont déjà des simplifications poussées, tu en auras la preuve en ouvrant un livre de Jung...mais je reste à la disposition des lecteurs pour tout éclaircissement.

Jean

Ariaga a dit…

Cette idée de synchronicité trottait dans la tête de Jung depuis longtemps et son inspiration était scientifique même si ensuite elle est devenus plus "psychologique". Il écrit dans une lettre du 25 Février 1953 : "J'ai reçu plusieurs fois le professeur Einstein à cette époque , je veux dire que je l'avais invité à diner... C'est Einstein qui, le premier, fit naître en moi l'idée d'une possible relativité du temps et de l'espace, qui seraient déterminés par le psychisme. C'est à partir de cette même première impulsion, que se sont développées, plus de trente ans plus tard, ma relation avec le physicien PrW. Pauli, ainsi que mes thèses concernant la synchronicité psychique. "
Je trouve intéressant de situer la gestation de cette théorie dans le temps et j'aurais bien aimé assister au diner où Jung recevait Einstein.
Amitiés

Jean Bissur a dit…

Chère Ariaga,

Quelle drôle de "coïncidence"...la lettre que tu cites est entièrement mentionnée dans l'ouvrage que je parcoure en ce moment.

Je te rejoins sur l'intérêt de saisir toute la gestation, la maturation du concept qui, finalement, n'a trouvé pleinement corps que tardivement...comme s'il fallait que Jung atteigne cet âge avancé où l'on fait fi des conventions en faveur de ses convictions...car il savait pertinemment que cette satanée synchronicité serait comme une verrue sur le reste...on voit bien d'ailleurs que c'est la soit-disant faille dans laquelle s'engouffrent ses détracteurs.

Au passage, je recommande vivement les correspondances avec Pauli où l'on voit sous nos yeux, au fil de l'analyse des rêves et de discussions enfiévrées, se dessinait le concept.

Amitiés,
Jean

Anonyme a dit…

Bonjour,

Malgré le réel intérêt que peut présenter la théorie relative à la synchronicité et la curiosité pour la genèse de sa découverte ou de sa formulation, je dois avouer que je suis désormais plus intéressé par l'aspect pratique de l'évènement synchronistique que par son aspect théorique. Marie-Louise von Franz expose ici très clairement ce qui fait la différence entre théorie et "pratique" :
"Pour Jung l'individuation et la réalisation du sens de la vie sont identiques — individuation voulant dire trouver son sens qui n'est rien d'autre que sa connexion avec le Sens universel. Il s'agit bien d'autre chose que de tout ce qu'on désigne aujourd'hui par les termes d'information, de supra-intelligence cosmique ou d'universal mind" parce que le sentiment, l'émotion, le Tout de la personne y sont inclus. Cette connexion soudaine et illuminative qui nous frappe dans la rencontre avec un événement synchronistique représente, Jung l'a bien décrit, une unification momentanée de deux états psychiques : de l'état normal de notre conscience qui se meut dans un train de pensée discursif et dans un processus d'aperception continue qui crée notre idée du monde dit matériel et " extérieur ", et d'une couche de profondeur où se situe le " sens " du Tout dans la sphère du " savoir absolu ". C'est pourquoi toute technique de divination qui opère avec le principe de synchronicité (par exemple le Yi King), recommande de vider d'abord le champ de la conscience pour ouvrir pour ainsi dire la porte à une irruption de la dimension du " sens ". C'est pourquoi les philosophes chinois insistent aussi pour dire que, si l'on est tout à fait et constamment lié au Tao, on n'a plus besoin de consulter le Yi King. En fait, Jung à la fin de sa vie cessa d'utiliser le Yi King parce que, me dit-il un jour, il " savait " toujours à l'avance ce que serait sa réponse."
Marie-Louise von Franz : Quelques réflexions sur la synchronicité , dans : "La synchronicité, l'âme et la science", éditions Albin Michel.

Amicalement,
Amezeg

Jean Bissur a dit…

Bonjour Amezeg,

J'aime tes apports qui ont toujours le souci d'une complémentarité productive et sont étayés par des citations précises.

J'ai le sentiment avec le temps qu'il y a, chez les "jungiens" ou assimilés, des tendances différentes dans les approches qui répondent souvent à la nature et aux besoins de la personne.
En caricaturant, il y a ceux qui abordent la psychologie par le versant abrupt intellectuel qui leur ouvre un horizon élargi pour le vécu et ceux, comme moi, qui ont longtemps éprouvé les choses sans pouvoir (vouloir ?) mettre des mots et découvrent l'oeuvre à un moment où ils ont besoin "d'incarner" intellectuellement les choses...ma fonction inférieure est "pensée".
Bien entendu, ce n'est qu'une tendance non unilatérale !

Et dans un pays et une époque où l'irrationnel n'a plus sa place, qu'il est confortable parfois d'avoir un peu d'argumentaire dans sa besace.

Amicalement,
Jean

Ariaga a dit…

Avec Amezeg et tes réponses les commentaires deviennent vraiment intéressants et je les lis avec beaucoup d'intérêt. À bientôt et amitiés.

Anonyme a dit…

Bonjour Jean,

Tu as écrit un peu plus haut :
"J'ai le sentiment avec le temps qu'il y a, chez les "jungiens" ou assimilés, des tendances différentes dans les approches qui répondent souvent à la nature et aux besoins de la personne.
En caricaturant, il y a ceux qui abordent la psychologie par le versant abrupt intellectuel qui leur ouvre un horizon élargi pour le vécu et ceux, comme moi, qui ont longtemps éprouvé les choses sans pouvoir (vouloir ?) mettre des mots et découvrent l'œuvre à un moment où ils ont besoin "d'incarner" intellectuellement les choses...ma fonction inférieure est "pensée".
Bien entendu, ce n'est qu'une tendance non unilatérale !"

À ce propos, ce passage de la plume de Barbara Hannah est intéressant pour celui qui se soucie de la nature possible des échanges entre les différents types psychologiques et permet de mesurer une fois de plus les impressionnantes ressources de Jung :

"Par la suite, Jung put parler la « langue » de chaque type ; d'une part, il avait écrit les Types Psychologiques, d'autre part, il connaissait, par expérience, la nature humaine beaucoup plus profondément qu'auparavant. Il avait déjà pris la peine d'apprendre la langue de ses patients (l'anglais, le français, etc.), il apprit aussi à présenter les choses dans la langue du type psychologique de son interlocuteur. Il ne s'agit pas de classifier les gens en types nettement définis, mais, si quelqu'un s'intéresse en premier lieu au sens des choses (type pensée), il ne peut tout simplement pas comprendre si vous lui parlez en termes de valeur, par exemple, ce qui correspond type sentiment. Lorsque Jung discutait de religion avec son père longtemps auparavant, il parlait dans la langue du type pensée, qui prédominait chez lui à ce moment, alors que le sens était chose taboue pour son père. Si Jung avait pu parler en termes de valeur (sentiment) il aurait peut-être convaincu son père de la réalité de l'expérience immédiate de Dieu, comme il le désirait si ardemment. Pourtant, même si ses connaissances avaient été suffisantes pour parler la langue de Freud et faire abstraction de la sienne, il aurait probablement, me semble-t-il, été arrêté en chemin par l'idée fixe de Freud, la conception selon laquelle tout doit pouvoir s'expliquer par la théorie sexuelle." - Barbara HANNAH, "Jung, sa vie, son œuvre" - Éditions La Fontaine de Pierre

Amezeg

P.S. Je goûte bien, moi aussi, le nouveau bandeau du blog, poétique et "inspirant " ; où figurent, de plus, des auteurs que j'apprécie beaucoup.

Jean Bissur a dit…

Bonjour Amezeg,

En effet, on est saisi par ces facultés de Jung...peut être celui qui touche de près une certaine forme "d'universel" a acquis cette aptitude de "langage".

Merci pour ton commentaire sur le bandeau.

Amitiés,
Jean